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Caractéristiques des politiciens français

Caractéristiques des politiques français, illustrations durant la Guerre (où l’on avait pourtant à Vichy les hommes les plus sains qui aient été au pouvoir de tout le 20ème siècle…):

  1. Indécision : préférer l’immobilité à l’action, va avec Lâcheté.
  2. Conviction que moins on en fait, mieux ça va.
  3. Mépris du peuple : Celui-ci n’est jamais réellement dans les esprits. Tel ministre, telle mesurette, telle loi minime, tel incident occupe tous les esprits. Le peuple peut vivre mille problèmes, ce n’est pas un problème car « ma secrétaire m’en a parlé mais elle a résolu le problème grâce à son beau-frère » (dans ce cas de crétinerie admirable, le locuteur pense que le cas particulier a résolu le cas général !) ou « ils disent ça mais en fait, ils cachent des trésors dans leur bas de laine » ou « patience, rien ne presse de ce côté-là, tout cela retombera » etc. De Gaulle considérant qu’un Français tué se couvre de gloire et que c’est bon pour le drapeau. Que 1000 bombardés sont bons pour le cours de la guerre etc. Méconnaissance des réalités, notamment totale des sectes. Laval qui rétablit des milliers de fonctionnaires maçons.
  4. Culture des vieilles lunes.
  5. Services qui rivalisent de bêtise, par exemple au sujet des travailleurs français en Allemagne, ministères, chômeurs, justice, armée même qui tous préféreraient la réquisition au travail volontaire. Voire faire fusiller ces travailleurs comme traîtres quand il s’agissait de les protéger ! Armée de 1914 sur pied de guerre en 1939, armée de 1870 en 1914, armée de 1815 en 1870 etc. (aujourd’hui : regarder les Gilets jaunes comme Mai 68, résoudre la dette par l’impôt comme en 1981 etc.)
  6. Chauvinisme Etant français, et républicains, et avec ces ministres (juifs, entre parenthèses), et avec les amis anglais, on n’a de leçon à recevoir de personne et surtout pas des Allemands qui, c’est promis, en septembre 39 seront vaincus dans trois mois ; au moment de l’offensive seront stoppés cette semaine ; au moment d’une anicroche à Abbeville ou Etampes ont été superbement écrabouillés et anéantis sur place tandis qu’ils n’ont eu qu’à pousser devant eux une armée française totalement inapte et désarmée ; devant telle ville connaîtront une défaite cinglante et seront contraints de supplier à genoux pour être pardonnés ; seront anéantis dès que tel ministre sera nommé, que tel général reviendra de sa retraite ; seront, face à tel peloton qui a réussi à tirer quelques coups de feu avec une seule mitrailleuse, amenés à capituler ce soir ; quand ils entrent dans Paris et défilent sur les Champs-Elysées sont visiblement exténués, affamés et ridicules dans leurs uniformes, d’ailleurs ils chantent pour se donner du courage; quand ils signent l’armistice prouvent qu’ils ont peur ; sont promis à être noyés dans l’immense civilisation française de tradition démocrate ; quand ils gagnent l’Europe sont aux prises avec toutes les rebellions car personne ne les suivra ; quand ils seront à Vladivostok ? Là, c’est sûr, ils seront promis à la noyade dans l’immensité universelle…
  7. Obstination à ne pas écouter Cette obstination venant pour l’essentiel du besoin de ne pas écouter celui qui n’est pas de son propre clan. Va avec Crétinerie.
  8. Incapacité à considérer l’intérêt général.
  9. Obsession de l’intérêt personnel. De Gaulle n’a strictement aucun souci des prisonniers, dont le sort ne préoccupe que… Vichy (sans réelle volonté) et les Allemands (sans y être directement intéressés !). Laval jouant au petit jeu des querelles de chefs qui le conduira au peloton d’exécution. Instinct grégaire se rendre à une réunion parce que les copains y vont même si on n’y connait rien. Y prendre la parole surtout si on n’a rien à dire
  10. Centralisme et étatisme socialiste
  11. Obsession de tout faire passer par la loi, par le gouvernement, par le décret, par l’ordonnance, alors que la bonne volonté des Français y suffirait et même, y réussirait bien mieux.
  12. Accès de mauvaise humeur, infantilisme tel problème grave revient sur le devant de la scène, tel politicien s’emporte car le cas a déjà été posé (et pourtant n’a pas été résolu. Evidemment…). Exemple : Darlan ne veut pas s’occuper des travailleurs français d’Allemagne parce qu’on les a embauchés alors qu’il n’était pas d’accord. Ils peuvent mourir sur place.
  13. Naïveté : croyance aux promesses anglaises, croyance qu’une neutralité entre l’Allemagne et l’Angleterre, qu’un statu quo fera reconnaître que la France n’a pas été vraiment collaboratrice, que les Anglais sont nos amis, même s’ils nous bombardent; croyance en la propagande « alliée »; Pétain accorde du crédit et s’émeut de lettres de Français que les gaullistes du gouvernement ont soigneusement choisies, écartant les autres.
  14. Négligence et infatuation, imbécillité : Laval néglige de regarder ce qui a été fait pendant le temps où il n’était pas au gouvernement alors que tout lui a été soigneusement préparé.
  15. Certitude qu’on est la solution et que tout reste à inventer.
  16. Égoïsme : le général Giraud s’évade de sa confortable prison allemande, au risque de rendre plus sévères les conditions d’existence d’1 million 180 mille prisonniers. Et tout cela pour strictement rien.
  17. Mensonge : Giraud prétend qu’il ne s’est évadé que pour rentrer chez lui. Ou les conseillers de Pétain promettent au vieux maréchal qu’après-guerre, il sera reconnu dans sa légitimité et blanchi des soupçons injustes qu’on fait peser sur lui.
  18. Déloyauté, superficialité : Giraud qui a juré sa fidélité au maréchal Pétain signe un document où il promet de ne pas trahir Vichy et contacte les américains… 6 jours après
  19. Incapacité à la sévérité : Lors du procès de Riom, on juge les responsables politiques ou militaires de la défaite, ayant accumulé les pires négligences, ignoré les rapports, méprisé les soldats, trafiqué, pour tout dire organisé la défaite. Or, on les laisse se permettre de parler haut, d’injurier les juges et le régime, de menacer même, se faire applaudir par le public présent, et de promettre qu’ils comploteront encore contre l’Etat, sans qu’il y ait de sanction. On laisse faire alors qu’il eut fallu être au moins d’une minimale sévérité, afin de se purger de l’ancienne république corrompue.
  20. Inconsistance, mondanités : c’est le syndrôme Bayrou : tel propos d’un journaliste est plus important que le sort de tout un pays. Va avec Esprit superficiel, Égotisme, Vanité, Infatuation de soi, Perte de temps, Vulgarité, Bêtise
  21. Incapacité à aller jusqu’au bout des décisions prises.
  22. Courage tout en parole. Darlan prête l’oreille à des conseillers médiocres, technocrates et politicards de la Troisième, et néglige les visionnaires, les meilleurs techniciens, diplomates, militaires…
  23. Médiocrité : Les petits conflits avant les grands, incapacité à voir que l’Empire existe et importe, que le peuple peut aider au changement si on l’y convie, et regard obsédé sur de petits avantages, des petits postes dans l’administration, de petits intérêts matériels
  24. Incapacité à saisir les grands enjeux. Le gouvernement de Vichy attend des gestes forts de la part des Allemands mais lorsqu’ils arrivent, ne les étudie pas sérieusement, aucun encouragement vis-à-vis des avances faites par les Allemands. Refus de se déplacer pour discuter. Il n’étudie pas plus sérieusement les opérations clandestines des Américains au sein de l’Empire qu’ils dépossèdent.
  25. Paresse et attentisme : vont de pair. Ne pas bouger est censé amener la solution tout seul. Ne rien changer, les lendemains étant incertains. Va avec Indécision et Incapacité totale, absolue et constante à anticiper
  26. Vanité : Giraud prétendant qu’il vaut bien tous les prisonniers français. De Gaulle, qui n’a jamais gagné une bataille, se voyant en stratège. De Gaulle osant écrire un livre sur les chars alors qu’il détruit tous ceux qui sont encore disponibles à Abbeville et Montcornet.
  27. Esprit corporatiste : le militaire ne voit de salut que chez les militaires, même s’ils sont incompétents. Le politique ne voit de solutions que chez les politiques, même s’ils sont corrompus. Chaque technicien explique la situation par un raisonnement entièrement inspiré par son métier.
  28. Faiblesse : recul dans les décisions courageuses, devant l’opinion générale du gouvernement, même si le peuple pense qu’il faut aller plus loin. Par exemple, quand Vichy envisage de créer une Légion des Français pour réellement se battre contre le bolchevisme, il y renonce, délaye, chasse les organisateurs, ne donne aucun budget etc. Quand il s’agit d’arrêter de richissimes trafiquants ju.ifs pris la main dans le sac, on les laisse faire, on les voit même parader à l’hôtel du Parc, on ne les arrête jamais. On n’organise vraiment rien. Quand on célèbre le paysan ou l’ouvrier, ou la mère de famille, on ne constitue pratiquement rien de solide et de consistant, cela reste au niveau du discours. Quand le gouvernement a sous les yeux les preuves d’une trahison, on refuse de l’arrêter. Quand on a la liste complète des caches d’armes, on prétend qu’il manque un décret pour agir etc.
  29. Vanité : goût pour les formules vaines (tous les politiques français).
  30. Petitesse : tous les généraux ou presque se couchant devant les Anglais, les Français eux-mêmes se laissant bombarder sans rien dire
  31. Politique de l’autruche : refuser d’assumer ses responsabilités. Exemple, le gouvernement qui s’étonne d’être débordé par le problème des travailleurs français en Allemagne et qui pourtant ne résout pas le problème.
  32. Folie : récuser les mesures du plus évident bon sens
  33. Pusillanimité : un projet abandonné dès le lendemain, sans avertir les gens qui travaillent dessus
  34. Courtisanerie
  35. Efforts déployés pour plaire, en négligeant l’intérêt ou l’enjeu du moment (si on l’a jamais entre-aperçu)
  36. Gaspillage : consacrer des heures à la question de savoir si l’on garde ou si l’on vire tel parasite
  37. Bureaucratisme, routine
  38. Absence totale de vue métapolitique, incapacité à raisonner en termes de puissance et d’Histoire, de grands ensembles géostratégiques et d’avoir sur ces choses des plans bien arrêtés (ne rêvons pas, mais c’est dit au cas où une génération de génies arriverait…)
  39. Jalousie stupide, institutionnelle refuser de s’occuper d’une chose mais refuser aussi que quiconque s’en occupe a sa place. Le Ministère du travail ne veut rien faire en faveur de telle catégorie sociale mais bloque quiconque veut le faire
  40. Incapacité totale absolue et constante à anticiper : une constante chez les Français. Ils bavardent mais n’organisent rien. Ils ne savent même pas qu’il y a un avenir, si ce n’est probablement épouvantable et sur lequel il n’y a notoirement, disent-ils, aucune prise.
  41. Certitude que le ciel va leur tomber sur la tête, d’où besoin pressant d’oublier, de boire, de se distraire.
  42. Refus de faire des plans.
  43. Aucune assiduité s’il s’agit de commencer. Aucune logique s’il s’agit de continuer.
  44. Constance dans l’illogisme, application dans la négligence des moyens, des quantifications, de l’organisation générale.

« Tout est stérile a dit Marcel Deat, si la volonté de comprendre le monde ne s’accompagne pas de la volonté de le changer ».


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