Polemiste

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L’autogénocide des Français et des autres Occidentaux

En Russie ou en France, dans tout l’Occident en fait, la catastrophe couve. Les Blancs sont menacés. Une disparition qui n’inquiète pas et qui pourtant constitue une certitude bien plus catastrophique que l’ensemble des guerres vécues de tous temps.
Pendant que vous communiquez sur l’invasion, vous vieillissez et donc, inactifs, vous l’aidez.
Les Français ignorent la réalité de la natalité mondiale, presque partout en chute libre.
Cette vidéo, ma dernière, modifie beaucoup de postulats posés par les Français nationaux, 40mn que je crois précieuses. J’attaque davantage à la fin.
#renaudcamus #ericzemmour #grandremplacement ou #suicidefrancais pire que ça #autogenocidefrancais

La véritable histoire de Pearl Harbour

Extrait du livre « Reinhardt Tarkand » de Max Montgomery, avec son aimable autorisation.

  Titre Pearl Harbour

Pearl Harbour
la plus extraordinaire des arnaques militaires

Note de fin du livre « Reinhardt Tarkand, tome 3 »:

Acculée par les Etats-Unis, décidément sûrs d’eux, la Marine japonaise lança le 7 décembre son offensive sur Pearl Harbour, sur l’île Oahu (atoll d’Hawaï), plus proche du continent américain que des îles japonaises. C’est à partir de ce moment-là que la guerre devient mondiale.

Or, nous avons un signe, un détail, qui trahit quelque chose de mystérieux: les Américains tentent dès le départ de cacher le fait qu’ils savent d’où vient le coup. C’est ce qui, pour de nombreux chercheurs, journalistes puis historiens, va remettre en cause toute l’affaire: s’il y a mensonge quelque part, il y a peut-être mensonge partout. La version officielle va dès le départ prendre du plomb dans l’aile. Le Secrétariat d’Etat aurait pu se contenter d’affirmer qu’il était parfaitement au courant, ce qu’il est aisé de prouver, de l’opération dont la base de Pearl Harbour avait été victime, et les débats n’auraient porté que sur le degré de responsabilités des deux parties. Il pouvait dire simplement « nous avons piégé les Nippons » et tout était dit. On aurait conclu que les USA maîtrisaient mieux la guerre secrète que les Japonais mais que, malgré cette science, ils avaient été les victimes d’un conflit qu’ils n’avaient pas déclenché. Et l’affaire était jouée.

Mais voilà, commettant une erreur incroyable,  l’Amérique a nié totalement ce qu’elle savait, ce qui signifiait : « Ne regardez pas par ici, j’ai quelque chose à cacher ». Ce qui laisse entendre qu’il lui a fallu esquiver une responsabilité plus grande qu’elle ne veut l’assumer dans son entrée en guerre. On va s’apercevoir que cette responsabilité est non seulement plus grande mais complète: c’est ele qui provoque le Japon et le piège.

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C’est l’erreur classique des gouvernements d’amateurs ou trop sûrs d’eux, comme l’étaient les USA en 1945 [note actualisée: on a observé la même grossière erreur après le 11 Septembre 2001 : négation totale alors que tout le monde sait que les USA ont été avertis, notamment par les services français].
C’était l’erreur capitale qui mettait les fins limiers des universités américaines et quelques indépendants perspicaces sur la trace de l’affaire.
Il faut dire aussi que les USA se trouvaient alors face à un nouvel ennemi, l’URSS, qui n’aurait eu aucun mal à exploiter les faits auprès d’une jeunesse occidentale fascinée par le communisme*.

L’Amérique des dirigeants et conglomérats industriels a préféré nier tout en bloc, parce qu’elle craignait d’abord, avant décembre 1941, que l’on découvrît comment on cherchait à abroger la vieille Loi de Neutralité, mais ensuite, après 1941, qu’on découvre, non pas seulement qu’elle avait sacrifié les soldats de Pearl Harbor, mais aussi qu’elle avait forcé la main au Japon.

Quels éléments permettent d’affirmer que l’agression fut entièrement voulue, préparée, encouragée, suivie et sous contrôle ? Prenons Pearl à rebours…

Contrairement à ce qu’on pense généralement, à cause de l’image véhiculée par le cinéma et les séries américaines, le Japon, privé de ressources (notamment de pétrole) et de débouchés économiques, soumis au blocus, perdant un à un ses partenaires économiques sous la pression de Londres et de Washington, encerclé économiquement et militairement depuis Vladivostok jusqu’en Malaisie, n’a pas été qu’un assoiffé de conquêtes.

En 1941, un certain Mac Collum, capitaine de corvette de l’US Navy, fut chargé par le Président Roosevelt de mettre au point une stratégie consistant à pousser le Japon à la guerre. Né à Nagasaki, il connaissait très bien le pays. Il supervisait les rapports de renseignements ultra-secrets.

Le Mémorandum de Mac Collum, daté du 7 octobre, tient en huit points[2]. Tout était fait pour exacerber la position nippone. Toutes les tentatives de médiation des Japonais étaient rejetées. Le Japon se retrouvait en situation de casus belli.

Les services du Kampeitai, le service secret japonais, avaient déchiffré de nombreux messages faisant état de manœuvres américaines visant à forcer la main à la Marine japonaise. En septembre, le Japon avait rejoint l’Allemagne et l’Italie au sein d’un traité d’assistance mutuelle, et donc de l’Axe, qualifié de Tripartite : « Rome, Berlin, Tokyo ».

Les membres de l’Etat-major japonais ignoraient complètement les documents secrets américains. Pourtant, des navires américains s’étaient introduits entre Kyûshû et Shikoku. L’amiral Richardson, commandant de la flotte de guerre de Pearl Harbor, avait indiqué qu’il refuserait le « sacrifice d’un seul navire américain, même si cela devait entraîner les Etats-Unis et la nation dans l’acceptation d’une guerre contre le Japon. » Il fut été privé de son commandement en février.

Yamamoto, amiral commandant en chef la flotte impériale, et Oikawa, ministre de la Marine, sont convenus d’attaquer. Apparemment, plusieurs diplomates sont au courant dans le monde.

Le Japon est en train d’étouffer, il a besoin de ressources extérieures. L’Amérique va s’engager contre le Japon : elle doit décidément diminuer le menace japonaise en Asie, ne serait-ce que pour libérer les possessions occidentales et rassurer les Soviétiques. Par ailleurs et surtout, le Japon étant l’allié de l’Allemagne, on aura le motif incontestable justifiant l’entrée en guerre des Etats-Unis en Europe.

Or, le Congrès américain et la population refuseront l’envoi de troupes en Europe tant qu’un événement grave ne modifiera pas la situation. Les USA sont une démocratie, ils ont besoin du soutien de leur population[3]. Ajoutons au crédit de Roosevelt que la défaite anglaise signifierait sans aucun doute une menace renouvelée, avec une Europe entièrement allemande et devenue la première puissance navale mondiale, donc capable de s’attaquer directement aux intérêts américains partout dans le monde. Le gouvernement américain doit provoquer la guerre pour obtenir l’adhésion de son opinion publique, mais sans avoir l’air de la déclarer.

Point n°8 du rapport Mac Collum : « Imposer un embargo total sur les échanges avec le Japon, en coordination avec la Grande-Bretagne. »

Chose intrigante : en dépit de l’embargo, les navires japonais se ravitaillent pourtant en Californie, à la raffinerie de Port Costa notamment ! Si les Etats-Unis souhaitaient que le Japon persiste dans sa guerre et conserve assez de carburant pour déclencher une guerre, ils ne s’y prendraient pas autrement. Néanmoins, les quantités de pétrole livrées sont insuffisantes pour réapprovisionner décemment le Japon et, a fortiori, pour lui permettre de gagner la guerre. Le stock de pétrole au Japon est de sept millions de tonnes, de quoi tenir deux ans. Le blocus aidant, le Japon n’a pas d’autre issue que se procurer des ressources lui-même, par voie d’opérations militaires.

Roosevelt a beau le nier, il veut la guerre et cherche à préparer l’opinion américaine à une agression japonaise. Le Neutrality Act, qui définit la position de neutralité des USA, est chaque jour un peu plus grignoté par des décisions de financements aux armées[4]. Le Japon devrait en prendre acte, mais ses dirigeants sont alors non seulement aveugles, mais arrogants et décidés à établir leur sphère de prospérité asiatique sous la domination du yen, la monnaie japonaise.

Dans le courant de l’année 1941, le Japon avait fait revenir de Chine la plupart de ses navires de guerre ; en juillet, il avait également demandé à ses navires marchands naviguant sur toutes les mers du monde de rejoindre incessamment leurs ports d’attache. La marine marchande nippone est, en 1938, la quatrième du monde, après celles de la Grande-Bretagne, de la Norvège et de l’Allemagne. En 1940, elle est la deuxième du monde, après celle des Etats-Unis.

C’est un ordre grave. Tous les navires de l’Atlantique étaient tenus de franchir le canal de Panama avant le 1er août[5]. Les Etats-Unis, conscients de ce que ce type de rapatriement signifiait, avaient fait interdire le canal aux navires japonais, qui se trouvaient contraints de passer le cap Horn. En juillet, ils décrétaient l’embargo sur le pétrole vendu au Japon. Ils faisaient aussi saisir les avoirs japonais dans le monde entier[6]. Les Japonais faisaient bientôt de même avec les avoirs américains au Japon et dans l’empire, y compris en Chine et au Mandchoukouo. Toutes les opérations commerciales japonaises à l’étranger avaient été suspendues par Tokyo qui pratiquait, à l’égard des USA, la même politique qu’eux. Les visas japonais pour les continentaux (y compris les Shanghaïais) qui souhaitaient se rendre au Japon ou pour les voyageurs qui souhaitaient transiter par les ports nippons, n’étaient plus délivrés qu’au compte-gouttes, de même que les informations au sujet des mouvements de navires japonais, civils ou militaires. Les Britanniques, au cours de l’été, dénoncent leur traité de commerce avec le Japon, de même les accords contractés avec lui par l’Inde et la Birmanie. Les Canadiens et les Australiens s’alignent. L’étau se resserre autour de la sphère de co-prospérité japonaise. Le commerce est tari avec les pays anglo-saxons, leurs dominions et colonies. Si rien ne se passe, le Japon périra économiquement. C’est une évidence pour tous les observateurs.

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Afin que le mythe perdure, le cinéma officiel entretient la version officielle sans nuance

Le 18 octobre, tous les navires américains sont confidentiellement invités à quitter les eaux territoriales chinoises et japonaises.

Sur le théâtre des opérations, le Japon en était, le 1er décembre, à la reprise des bombardements de la Birmanie, à Yunnan-Fou. Roosevelt revenait de ses vacances en Floride et Chiang Kai-shek faisait passer une note « énergique » demandant aux Etats-Unis « de ne pas ralentir leur aide à la Chine. » A Singapour, où une imposante escadre parviendra le 3, les forces britanniques sont en état d’alerte maximale. En Birmanie, d’importants renforts anglais et hindous débarquent à Rangoon. A Manille, le président Quézon accuse les « impérialistes » anglo-américains d’avoir laissé sans préparation militaire et sans protection la population des Philippines, anciennement sous leur souveraineté, tandis qu’une escadre japonaise est aperçue au large des côtes. Les Indes néerlandaises, qui n’ont, à la demande des Anglo-Américains, que partiellement cédé aux demandes japonaises de leur vendre du pétrole et d’autres biens, ont fait savoir que leur position s’alignerait sur celle des USA si cette dernière venait à changer. L’on parle beaucoup d’une éventuelle attaque du Japon contre la Thaïlande, démentie par M. Kurusu, diplomate japonais en visite officielle à Washington. Le chef du gouvernement, le général Tojo, déclare qu’il souhaite voir le Japon libérer l’Asie orientale de l’influence anglo-saxonne. A Hawaï, les troupes ont été mises en alerte d’entraînement.

Sur l’escalade des tensions, l’essentiel est dit.

Que disent les journaux ? Le journal japonais Dai Asia (Grande Asie) rapporte les propos de M. Matsumoto, à l’automne : « Les Etats-Unis ne voudraient-ils plus nous vendre du pétrole, qui constitue le sang de notre vie nationale, nous devrions nous en procurer ailleurs, par n’importe quel moyen. »

Le New-York Times du 31 octobre rapporte que les milieux japonais les mieux avertis estimaient que « les sanctions économiques appliquées par les Etats-Unis au Japon tendent à mettre ce dernier dans une situation intenable, dont il ne pourra sortir qu’en prenant à brève échéance des mesures de légitime défense » et reconnaît que « le problème le plus urgent est celui du ravitaillement en pétrole pour sa défense nationale. »

Le Journal de Genève du 13 novembre écrit : « M. Tojo [chef du gouvernement japonais] fait appel à M. Roosevelt pour qu’il intervienne personnellement afin de faciliter une entente rapide entre les deux pays. Dans le cas contraire, le Japon serait obligé de prendre des mesures militaires pour faire face à la guerre économique commencée par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. »

Le 22 novembre, le même quotidien cite le Giornale d’Italia, quotidien de l’Italie fasciste : « La Maison Blanche ne veut reconnaître aucun des besoins vitaux du Japon et pas davantage le caractère des actions qu’il a déployées jusqu’ici en vue de la résolution des problèmes qui se posent à lui. »

Bien sûr, pendant ce temps, malgré les demandes pressantes faites par le Japon, les Etats-Unis poursuivent leur effort de soutien à Chiang Kai-shek, dans sa lutte contre les troupes nippones.

Depuis le mois de juillet, enfin, il serait vain de citer tous les articles qui les évoquent, qu’il s’agisse des journaux occidentaux ou des journaux japonais, tels Asahi, Kokumin, Yomiuri, Nichi-Nichi, Dai Hon Hei, Hochi, Japan Times and Advertiser ou l’agence japonaise Domei : il n’est question que des relations nippo-américaines, qui ne sont, malgré de pâles décontractions, qu’une longue suite de dégradations, soulignant les demandes pressantes formulées de part et d’autre, et sempiternellement repoussées.

Dès lors, personne n’ignorait l’imminence d’une action, et les services secrets étaient doublement requis de faire leur travail. D’autant que l’ambassadeur des Etats-Unis au Japon, Joseph Grew, avait câblé à Cordell Hull, le Secrétaire d’Etat (qui demeurera le personnage central de la diplomatie américaine jusqu’au-delà de la déclaration de guerre japonaise) : « MON COLLEGUE PERUVIEN A RACONTE A UN MEMBRE DE L’AMBASSADE QUE LES FORCES ARMEES NIPPONES PREMEDITAIENT UNE ATTAQUE-SURPRISE CONTRE PEARL HARBOR EN CAS DE DIFFICULTES ENTRE LES ETATS-UNIS ET LE JAPON, QUE L’ATTAQUE IMPLIQUERAIT L’UTILISATION DE TOUTES LES FORCES JAPONAISES. »

Aux Etats-Unis, la bataille parlementaire faisait rage. De nombreux hommes politiques dénonçaient les manœuvres du président Roosevelt tendant à rendre caduc le Neutrality Act, la Loi de Neutralité, finalement abrogée le 9 novembre (par le Sénat, à 50 voix contre 37 : 43 Démocrates, 6 Républicains, 1 Indépendant), et accusaient une attitude qui semblait tout faire pour que l’Amérique entre en guerre. En novembre, gagnée par la crainte d’être surprise en état de faiblesse, choquée par le torpillage allemand de navires de guerre et marchands américains, la nation se déclarait aux deux tiers favorable à l’abrogation historique. Néanmoins, du point de vue de l’opinion publique, il fallait une sérieuse raison à Franklin D. Roosevelt pour déclencher les hostilités.

Tout interdit de croire à la thèse selon laquelle « l’Amérique a été surprise » par l’attaque, ou que les services secrets ont « commis une bévue » en ignorant les messages de l’automne. Mais il y a plus précis encore.

L’ambassadeur Oshima, informé en tant qu’allié, à Berlin tantôt par Hitler lui-même, tantôt par ses proches collaborateurs, transmettait naturellement ses informations à Tokyo, au moyen du Code « Pourpre ». C’est ce qui avait permis à Roosevelt, dont les services déchiffraient très bien « Pourpre », d’apprendre le plan d’attaque allemand contre l’Union Soviétique le 14 juin 1941, soit une semaine avant le déclenchement de « Barbarossa ». Les autorités américaines ne peuvent en aucun cas nier qu’elles étaient informées des plans japonais, en affirmant à tort que les Japonais avaient respecté un silence radio total à la veille de « Pearl Harbor » (c’est-à-dire l’attaque de cette base), et au contraire se féliciter des prouesses et de l’organisation de leurs services. Eux-mêmes, les Britanniques, les Hollandais et les Chinois de Chiang étaient capables de « casser » les codes japonais Kaigun Ango. Ce sont les codes qui ont été employés par Yamamoto de juin à décembre 1941, et notamment le 26 novembre et le 6 décembre, pour les messages révélant les mouvements de l’attaque : deux flottes principales, comportant d’une part six porte-avions, deux cuirassés, deux croiseurs lourds et un croiseur léger se dirigeant vers Hawaï, commandés par le vice-amiral Chuigi Nagumo et, d’autre part, des sous-marins tenant le centre du Pacifique, sans compter des destroyers et des ravitailleurs. Le message de Yamamoto à Nagumo, le 2, donne l’ordre convenu et attendu : « Grimpez sur le Mont Niitaka. »

Le réseau d’écoute hollando-américain s’étendait de Dutch Harbor en Alaska jusqu’à Batavia dans l’île de Java, vingt-deux stations alliées, dont dix-sept américaines. La station Cast, la plus proche du Japon, disposait de soixante-quinze spécialistes en écoute, radiogoniométrie, décryptage et traduction. La station Hypo, à Pearl Harbor, possédait cent quarante spécialistes. Rien qu’à Hypo, un millier de communications étaient traitées chaque jour. De plus, les Alliés détenaient tous les codes japonais et quand ceux-ci, le premier décembre, modifient les codes de leurs navires, les antennes directionnelles permettent de réattribuer ces codes aux navires dans les 24 heures qui suivent. De même, toutes les modifications de codes apportées par les Japonais seront déjouées, au pire, dans les quarante-huit heures, le plus souvent dans la journée. Bien sûr, si les messages demeurent cachés aux militaires américains sur le terrain ou en mer, la Maison Blanche reçoit par télétype l’ensemble des données et les structure. Les messages de Yamamoto ont été interceptés et décryptés par Hypo et Cast. Après de longs mois d’une préparation japonaise qui avait été très bien déchiffrée, les personnels spécialisés de ces deux stations ont immédiatement été avertis de l’attaque, sans compter le personnel de Washington et des services spéciaux aux Etats-Unis.

Les Etats-Unis repoussent les propositions d’arrangement présentées par les délégués japonais le 20 novembre, qui envisagent l’évacuation du sud de l’Indochine en échange de l’arrêt du ravitaillement américain à la Chine, le rétablissement de relations économiques normales et la réouverture de relations avec les Indes Néerlandaises. Naturellement, il n’est pas question pour les Japonais de renoncer à la Chine ni de freiner leur expansion vers les mers du sud, et leurs propositions ne les dédouanent pas d’intentions cachées. En outre, les Américains sont contraints d’embarquer les approvisionnements destinés au continent asiatique dans leurs ports de l’Atlantique, de passer le canal de Panama et traverser les 180 degrés de longitude du Pacifique, trop investi par les navires de guerre japonais, pour atteindre Vladivostok[7].

Le refus des Etats-Unis montre néanmoins leur détermination.

Le 25 novembre, le général Marshall déclarait à des journalistes, sous le sceau du secret, que « les Etats-Unis sont au bord de la guerre avec le Japon » et que la guerre éclaterait « dans les dix premiers jours de décembre. » Pour une surprise, Pearl Harbor est une surprise très attendue.

Le 27, le contre-amiral Kimmel et le major-général Short reçoivent l’ordre de se tenir en alerte à Pearl Harbor. Il ne semble pas qu’on leur ait indiqué le caractère urgent de cet ordre. Apparemment, il était important que les Japonais n’apprennent pas ce que les Américains savaient. L’explication probable est qu’on ne tenait pas à ce que Nagumo et Yamamoto renoncent.

Il n’y a aucune reconnaissance aérienne ni aucune patrouille navale. La moitié des batteries de DCA était désarmée. Les navires en rade et les avions étaient alignés au grand jour, comme au casse-pipe. La mise en scène était parfaite. Elle plaidait si bien l’innocence américaine que Washington déciderait de maintenir cette histoire officielle gravée dans le marbre des monuments aux morts, que reproduiraient indéfiniment les scénarios autorisés du cinéma hollywoodien. Pendant ce temps, les porte-avions avaient quitté Pearl Harbor pour Wake et Midway…

S’il fallait insister, nous ajouterions que Takeo Yoshikawa, pseudo-chancelier du consulat (d’ailleurs inconnu des annuaires diplomatiques et donc très suspect au moment où il débarque), reconnu dès la mi-mai comme espion japonais à Pearl Harbor[8], avait communiqué d’avril à novembre ses informations au moyen du code « J » du Ministère des Affaires Etrangères, décrypté par les Américains, puis le 3 décembre au moyen de « Oite », un code moins élaboré, encore plus aisé à déchiffrer. Il lui était interdit, comme à tout civil, de se rendre directement sur les sites militaires pour prendre des photos, mais cela ne lui était pas nécessaire : il lui suffisait d’acheter et d’expédier des cartes postales sur lesquelles s’étalaient avantageusement les installations portuaires et les navires ! Suivi, photographié, filé, sous écoute téléphonique, il révélait impunément, et sans intervention des services secrets américains, le détail des installations à détruire. Ce n’est pas un touriste qui évolue incognito. Dès le 7 août, Hoover, chef du Bureau Fédéral de l’Intelligence (FBI), informe la Maison Blanche que Yoshikawa est « l’officier japonais traitant à Honolulu ».

Le 2 décembre, celui-ci indique au vu et au su de tous les services américains concernés que « Pearl Harbor n’est pas en état d’alerte ».

Le 3, les représentations diplomatiques japonaises dans les Indes Néerlandaises, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis recevaient l’ordre de Tokyo de détruire leurs matériels et les documents de chiffrage, sauf l’ambassade de Washington et le consulat d’Honolulu. Cet ordre, intercepté, ne laissait aucun doute au sujet de l’attaque sur le centre-Pacifique, où la base principale est Pearl Harbor. Il s’agissait pour Tokyo de conserver une liaison avec Yoshikawa jusqu’au dernier moment. L’Amiral Turner explique alors : « La destruction des codes signifie sans équivoque la guerre. »

Le 6 décembre enfin, Yoshikawa communique, toujours écouté par les décrypteurs : « Il n’y a pas de barrage de ballons (aérostats) à proximité des objectifs, rien ne s’oppose à l’attaque surprise. » Le jeune Yoshikawa devait être, sur l’île, l’un des seuls à croire au phénomène de surprise. Néanmoins, pour ceux qui l’écoutent, l’emploi de cette expression signifie clairement qu’il ne s’agit pas d’une opération anodine ou hypothétique.

Le 6 décembre, donc la veille de l’attaque de Pearl Harbor, toutes les positions des navires de Nagumo étaient actualisées, ce qui sera consigné noir sur blanc par l’attaché naval hollandais, Ranneft. J’insiste : à la veille de Pearl Harbor, les navires d’attaque japonais étaient suivis à la trace par les stations goniométriques, branchées aux antennes directionnelles qui ont localisé chaque porte-avions japonais et décrit leurs déplacements. Aucun ordre de dispersion n’a été donné.

Les comptes-rendus radio et gonio n’étaient ni fragmentaires, ni erronés. Tous se recoupaient, même au cas où un message aurait été mal intercepté, car les radios japonais répétaient plusieurs fois chaque message.

Il n’a été donné aucun ordre de dispersion, en dehors des gros navires modernes, qui s’étaient éclipsés depuis belle lurette, comme on l’a dit.

Le 7 au matin, le Ward, un destroyer américain, entre en contact avec l’un des sous-marins japonais. Il transmet. On ne décrète pas d’alerte. A 7 h 02, Joseph Lockard et George Elliott, devant leur écran radar en surface, détectent une importante formation aérienne en approche. Ils ne savent pas qu’en sous-sol, les hommes du secret d’Hypo sont depuis longtemps au courant de l’attaque. Le lieutenant de service dit à Lockard et Elliott : « Oubliez ça. » On ne sait pas si le lieutenant savait quoi que ce soit, s’il ne croyait pas ce qu’il voyait ou s’il pensait à l’approche d’une douzaine de bombardiers qui devaient arriver ce matin-là des Etats-Unis.

Voilà ce que contient le rapport de Teddy Valli.

Le lendemain, le Président Roosevelt, qui s’y entendait, déclarait : « Hier, 7 décembre 1941, une date qui restera marquée par l’infamie, les Etats-Unis d’Amérique ont brusquement et délibérément été attaqués pas les forces aéronavales de l’Empire japonais. » Pour ce qui est de la seconde partie de la phrase, elle est rigoureusement exacte. On ne voit d’ailleurs pas comment une telle attaque aurait pu ne pas être « délibérée ». Mais son mot d’ »infamie » est un jugement moral sévère. N’était-il pas « infâme » de laisser faire, et de faire croire qu’il n’en savait rien ? Plus tard, les pilotes de bombardiers américains tairaient leurs propres scrupules, lorsqu’ils matraqueraient les villes de l’archipel japonais, en pensant à « l’infâme attaque surprise de Pearl Harbor ».

La machination, à cause de laquelle périrent deux mille quatre cent soixante-seize personnes (plus 900 disparus et 1172 blessés), fut entièrement destinée à forcer l’opinion mondiale, et surtout américaine, en faveur de l’entrée en guerre des Etats-Unis. Avant-guerre, certains officiers s’interrogeaient au sujet de l’affaire du Lusitania, qui avait provoqué la participation des Etats-Unis à la Première Guerre Mondiale. On sait maintenant que ce fut une manipulation des Américains. 20 ans plus tôt, un autre navire, le Maine, dont la chaudière avait accidentellement explosé en 1898, avait donné aux Etats-Unis le motif de l’entrée en guerre contre l’Espagne. Plus tard, dans les années 70, l’affaire du Tonkin fut elle aussi un montage américain, qui permit l’entrée en guerre au Vietnam. Enfin, lorsque eurent lieu les attentats du 11 septembre, le président Bush eut ce mot extraordinaire: c’était un « nouveau Pearl Harbour ». Il faut voir là un aveu parfaitement explicite.

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A l’avenir, il sera sage d’étudier de très près ces sortes d’entrées en guerre retentissantes de « la plus grande démocratie du monde ».

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Naturellement, une quantité de sites affirment que cette étude des événements de Pearl Harbour relève du « conspirationnisme ». Sans aucunement apporter de contradiction aux faits clairs et précis qui sont ici exposés.

Ainsi de http://www.conspiracywatch.info/Pearl-Harbor-Roosevelt-a-t-il-cache-l-imminence-de-l-attaque_a759.html qui ose dire que Roosevelt ne savait rien, ce qui est pour le moins malhabile. Plus personne n’ose nier que Washington déchiffrait parfaitement les communications japonaises. Mais la volonté de nier les faits passe depuis longtemps par l’accusation de « conspirationnisme » ou de « théorie du complot ». Technique qui, on le sait, conduit très vite à l’accusation de « négationnisme » et de « nazisme », sensée éteindre tout débat. Elle a un avantage: ceux qui réagiront trop épidermiquement se lanceront dans des spéculations douteuses ou des réactions violentes, les manipulateurs officiels le savent, et dès lors cela disqualifiera cette recherche historique qui ne doit pourtant jamais s’éteindre, quel que soit l’événement. Cependant, le problème posé désormais par cette technique de la « vérité officielle par le vide » et tuant tout débat, c’est qu’elle est un va-tout; comme la mitraille sur le champ de bataille, si elle fait taire le premier rang, touché par la salve, elle galvanise le second rendu furieux mais ayant appris à mieux progresser. Et elle conduit inéluctablement à s’interroger sur… ces accusations de négationnisme et de nazisme. Et là, les étouffeurs de vérité ont des cheveux à se faire non seulement parce que le public a besoin de remettre en cause les institutions, mais aussi parce que les historiens authentiques (non pas forcément diplômés et accrédités) sont capables d’aler voir là où personne n’a osé jusqu’ici.

Les lois interdisant les recherches n’ont aucune chance de vaincre, aucune vérité n’ayant besoin de loi.

*: Qu’eut-il fallu faire ? Cacher et mentir, certes, c’est la règle, mais sur quelles bases ? De bonne foi, le Secrétariat d’Etat américain pouvait rappeler que le Pacte Tripartite entre Japonais, Allemands et Italiens, menaçait les intérêts américains au premier chef ; que l’expansion japonaise menaçait de faire capituler la Chine et de se saisir des anciennes colonies européennes, et toutes sortes d’autres choses que le Japon ne pouvait aisément justifier, telles que l’attitude de ses troupes et ses manquements perpétuels aux conventions internationales[1]. Elle pouvait tout simplement affirmer qu’elle réprouvait la guerre japonaise en Chine ou l’annexion de la Corée, qui ne trouvent moralement de raison d’être ni dans leurs motifs, ni dans leur exécution.

[1] : Le Japon n’avait pas ratifié la Convention de Genève.

[2] : Voici les huit points du mémorandum : 1/ Conclure un accord avec la Grande-Bretagne pour l’utilisation de ses bases du Pacifique, dont Singapour. 2/ Conclure un accord avec les Pays-Bas pour l’utilisation de ses installations et l’approvisionnement depuis les Indes Orientales. Ceci est en cours. Les Hollandais disposent d’une station d’écoute à Java et interceptent les messages japonais. 3/ Aider au maximum Chiang Kai-shek. 4/ Expédier une division navale en Extrême-Orient. Y compris dans les eaux territoriales japonaises. 5/ Envoyer deux divisions sous-marines au même endroit. 6/ Maintenir le gros des forces navales dans la région des îles Hawaï. 7/ Pousser les Pays-Bas à refuser les exigences japonaises, en particulier concernant la fourniture de pétrole. 8/ Imposer un embargo total sur les échanges avec le Japon, en coordination avec la Grande-Bretagne.

[3] : Au mois de septembre précédent, près de 90% des Américains étaient favorables aux isolationnistes, conduits par le pilote Charles Lindbergh et l’industriel John Ford. Roosevelt dut promettre que les jeunes gens du peuple « ne seraient pas envoyés pour faire la guerre à l’étranger. » Mais il déclarait à ses conseillers : « Si nous sommes attaqués, il ne s’agira plus de guerre étrangère. » F. D. Roosevelt était, semble-t-il, informé de l’existence des camps d’extermination hitlériens, mais il s’est longtemps heurté à une opinion publique hostile à l’entrée en guerre, inévitable à ses yeux.

[4] : La presse américaine parle également de livraison de contre-torpilleurs américains à la flotte britannique. Washington aurait décidé l’allocation de crédits atteignant cinq milliards de dollars pour le renouvellement de sa flotte de guerre, qui inclurait cent porte-avions.

[5] : Aux Etats-Unis, des grèves avaient lieu fréquemment. A Panama, il y eut des retards. En juillet, une immense bagarre impliquant trois mille ouvriers opposait les travailleurs sud-américains et d’autres venus des Antilles britanniques, lors des travaux d’aménagement du système défensif du canal.

[6] : L’ensemble des avoirs japonais bloqués aurait dépassé deux milliards de dollars, dont 31 millions aux Etats-Unis, auxquels il faut ajouter les navires japonais saisis.

[7] : Le premier convoyage de ravitaillement à l’Union Soviétique en guerre date de la fin juin 1941.

[8] : La consigne donnée par Roosevelt lui-même obligeait à « considérer tout citoyen japonais débarquant à Hawaï comme espion et […] à interner en camp de concentration en cas de trouble. »

Meetcheap.com Philippe D. : le crowdfounding version Ponzi ?

Attention aux chaînes de Ponzi qui fleurissent.

Un certain Philippe D. exploite-t-il la crédulité du public en proposant d’entrer dans un système clandestin appelé meetcheap.com ?

meetcheap.com philippe dupuis le crowdfounding version Ponzi

meetcheap.com Philippe D. : y a-t-il danger ?

Ce monsieur va vous faire entrer dans la chaîne moyennant 200€, en vous affirmant que des filleuls et les filleuls de vos filleuls vont miser sur votre projet, ou que des gens déjà entrés le feront, et ce à hauteur de 3.5 millions d’euros. Mais ce peut être aussi des gens déjà entrés dans le système.

Les projets sont tous merveilleux: puits dans le Sahel, Panda à sauver en Chine, replantations d’arbres au Sahara… Tant qu’à faire, on ne va pas attirer le chaland avec une chaîne en faveur de la vente d’arme, c’est sûr. Le sentiment reste une valeur sûre pour attirer. Le message dit en gros: vous allez vous enrichir en faisant le philanthrope. Discours vieux comme la famille Rothschild…

Alors oui, c’est vrai, récupérer de l’argent par ces modèles marche un temps : statistiquement, plus il y a de gens, plus les possibilités que des dons vous soient attribués sont élevées.

Mais attention: quand le système cassera, par exemple quand la justice s’y intéressera, les généreux contributeurs en seront pour leurs frais. Par ailleurs, mécaniquement, la multiplication des gains se réduit mathématiquement au fur et à mesure que le nombre de candidats naïfs s’épuise.

Est-ce du crowdfounding, en fait ? Même pas. Le financement participatif, c’est une personne qui est invitée à faire un don ou un prêt, mais sans avoir à payer elle-même une mise de départ obligatoire, ou alors pour payer des frais de dossier qui ne sont pas reversés dans les gains. Dès lors qu’une prime d’entrée entre dans un cycle de reversement, on a du Ponzi, puisque les gains en dépendent.

La différence entre crowfouding et ponzi, c’est que dans le ponzi, on a une système intérieur, une communauté dont les entrants financent les présents. C’est une arnaque. Est-ce le cas ici ? Oui. C’est évident. Philippe D. fait d’ailleurs de très nombreux web-séminaires pour récupérer le plus possibles de gogos, ce qui est caractéristique.

D’ailleurs, notre beau parleur, un tantinet agressif tout de même (« je ne discute pas avec les abrutis », nous répond-il quand nous posons la question) ajoute que ça peut « stagner ». Bien sûr: si vous ne faites pas entrer du monde, vous ne reverrez pas votre investissement de départ, car, notons-le, les premiers versements qui vous seront faits attendront que vous ayez déjà fait un don vous-même. Du très classique.

Détail amusant qui sent la morale livrée à la pelle, le sieur refuse de brancher sa webcam, et nous explique qu’il est… nu dans son fauteuil. Niveau marketing, on va lui coller un joli 2/20, à lui qui se dit un pro…

Il affirme – péremptoire – à un public qui n’y connaît pas grand chose, que ce n’est surtout pas du Ponzi parce que « vous êtes libre de payer ensuite ou pas, de faire des dons ou pas. » Oui, enfin, seulement quand vous avez versé vos 200€, tout de même. Et « des dons peuvent vous être attribués ». Ou pas. Piètre explication: ça ne change en rien la qualification, ça reste du Ponzi tout ce qu’il y a de plus classique puisque les gains dépendent des versements supposés que les gens entrants vont verser dans la structure. Si le nombre de gens est le même d’un mois sur l’autre, la machine se grippe. D’où le frénétique besoin de capter toujours plus de public.

Pour preuve: le Philippe D. en question fait, dit-il lui-même, 5 à 6 conférences par jour et sa femme l’enguirlande, avoue-t-il ! La brave dame doit en avoir assez de ses absences perpétuelles par appât du gain. Oui, il maraude en quête de nouveaux… pigeons.

Bref, il s’agit évidemment d’une chaîne de Ponzi tout ce qu’il y a de plus classique, avec aménagements pas plus élaborés que ceux de Madoff et en beaucoup moins courtois… On évitera.

PS: Vous avez des sites qui vous permettent de gagner honnêtement votre vie en créant par exemple un blog professionnel. Préférez-les.

Meetcheap.com, un site promu par un certain Philippe D. : le crowdfounding version Ponzi

Saint Thomas d’Aquin et le Coup d’Etat

On retrouvera les les 56 propositions pour un Coup d’Etat populaire, pacifique et légitime, à peaufiner, pour le régime qui suivrait immédiatement une action visant à s’y substituer.

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Saint Thomas d’Aquin encourage-t-il le Coup d’Etat ?

On me dit: et s’il y avait des morts ? Il est possible qu’il y ait quelques sacrifiés à une telle action. Mais celui qui n’est pas capable de se sacrifier au bien commun ne doit pas s’y joindre. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » (Jn 15,13) »

J’en viens maintenant aux arguments « thomistes » qu’on m’oppose. On me dit: Thomas explique en 3 points qu’il s’oppose à un Coup d’Etat. Je démontrerai que Thomas pense de la même manière que moi, et que son propos sous-tend ce que je dis.

Pour commencer, il disait, lui Thomas d’Aquin que le meurtre du tyran est licite. Il légitimait, sous certaines conditions, le tyrannicide (action de tuer un tyran) en ces termes : « Nul n’a la droit d’ôter la vie à quiconque sauf au tyran ! 

Le propos de fond est:

— Tu dis que Dieu veut délivrer le peuple de France ; si telle est sa volonté, il n’a pas besoin d’action de ce genre.

C’est exactement l’argument opposé à Jeanne d’Arc. Un prêtre chargé de l’interroger à Chinon lui contesta :

— Jeanne, tu dis que Dieu veut délivrer le peuple de France ; si telle est sa volonté, il n’a pas besoin de gens d’armes.

Sans se laisser perturber, elle répliqua avec foi et bon sens :

— Les gens d’armes batailleront, Dieu donnera la victoire !

Beaucoup de catholiques pensent que l’action offensive est un péché. Doctrinalement mal formés, ils croient plus ou moins consciemment d’une part que Dieu s’occupe de tout, ce qui est faux puisque Dieu n’agit essentiellement dans la mesure où les hommes montrent qu’ils le méritent; et d’autre part ces catholiques croient que le devoir d’abnégation personnelle se confond et domine le devoir de participation au salut général. Il y a là un manque de formation, quand il ne s’agit pas plus simplement d’un manque de courage et d’un excès d’individualisme: on n’agit que selon ses propres inclinations, au gré de ses propres urgences… Le catholique est ainsi infecté des paresses et des conforts mentaux ainsi que du manque de liberté et de conscience personnel si fréquent parmi le public païen.

Les cadres

Mais prenons le premier argument thomiste: les cadres, les hommes choisis.

Quand Thomas évoque les cadres qui seraient nécessaires, il parle évidemment des cadres issus de l’élite naturelle et non exclusivement des hauts fonctionnaires du régime. Dire que les fonctionnaires d’un mauvais régime doivent se prononcer est donc un argument faux, que Thomas n’eut jamais avancé. Peut-on quérir de ceux qui dépendent d’un régime l’avis que ce régime doit disparaître ? Certes pas, ou avec peu de chances de succès. C’est à ceux qui sont nourris du sens du bien commun de manière indépendante de tout intérêt direct ou de subordination qu’il appartient de se prononcer.

Mauvais gouvernements

De saint Thomas:
« Différentes espèces de mauvais gouvernements. Si le régime injuste est le fait non d’un seul mais de plusieurs, pourvu qu’ils soient peu nombreux, on l’appelle oligarchie, c’est-à-dire domination du petit nombre ; il en est ainsi lorsque quelques hommes, forts de leurs richesses, oppriment le peuple, se distinguant du tyran par le seul fait qu’ils sont plusieurs. Mais si le gouvernement inique est exercé par beaucoup, on l’appelle démocratie, c’est-à-dire domination du peuple, quand, forte de sa multitude, la populace opprime les riches. Tout le peuple devient alors un seul tyran. »

Il est manifeste que nous avons une démocratie tyrannique gouvernée et manipulée par une oligarchie.

Du mérite théologique de la soumission

Voyons ensuite l’argument 2, ce que saint Thomas appelle « les mérites de la Soumission » qui conduit à ne pas se révolter: « C’est en effet une faveur céleste, si, pour rendre témoignage à Dieu [on est appelé] à supporter des afflictions imméritées. On le vit bien lorsque beaucoup d’empereurs romains persécutèrent tyranniquement la foi chrétienne et qu’une grande multitude de personnes, appartenant aussi bien à la noblesse qu’au peuple, se convertit à cette même foi : ceux qui ont mérité d’être loués, l’ont été, non pour avoir résisté, mais pour avoir soutenu pour le Christ avec patience et résolution la [perspective de la] mort. »
Il dit par ailleurs que le renversement d’un tyran peut amener un tyran pis encore.

Pour ce dernier argument, il est manifeste qu’on ne peut avoir de tyran pire que celui que nous avons en ces organisations criminelles qui favorisent l’eugénisme à grande échelle. Seul un système qui rendrait le meurtre plus visible pourrait être considéré comme pis, à moins au contraire que cette visibilité ne soit plus vertueuse puisque désignant la tyrannie de manière plus visible.
Quant au premier argument, il s’agit ici de dire si la persécution produira des chrétiens. Lorsqu’au temps de saint Thomas, l’on assassine des chrétiens, d’autres se lèvent, par réaction.
Or, il ne peut y avoir de réaction de ce type dans une société déshumanisée. Je renvoie non seulement aux constats mais aux Encycliques diverses.
La mort de nos petits avortés produira-t-il infailliblement en ce monde des chrétiens, par exemple ?
Il est manifeste que non, quand le terreau indispensable, à savoir les clercs disposés à évangéliser d’une part et les fidèles profondément ancrés dans une Foi contagieuse, ont disparu. Ainsi, lorsque le danger expose à perdre totalement la soumission ne devient plus germe de chrétiens mais risque de mort presque complète.
Saint Thomas ne parle là que de sociétés où le noyau de chrétiens est présent et apte à reprendre une relève. Il ne l’est plus en France où les pratiquants n’ont plus de pratique réelle des sacrements et chez qui la Foi est essentiellement une habitude sociale.

Autre chose qui ne frappe pas votre entendement encore. Relisons : « C’est en effet une faveur céleste, si, pour rendre témoignage à Dieu [on est appelé] à supporter des afflictions imméritées. » Il est beau de souffrir pour la gloire de Dieu. Oui certes, quand c’est soi-même qui a à souffrir: je dois accepter ma souffrance. Mais je ne peux dire: « Je dois accepter la souffrance des autres« . Attention. Ou « Que les autres souffrent, cela plaît à Dieu. » Voilà où tout change, où tout bascule: accepter la souffrance d’autrui, c’est contredire absolument l’esprit de charité qui offre sa propre souffrance à Dieu. On ne peut offrir la souffrance des autres. Dit autrement: il en va autrement quand il s’agit d’autrui, notre devoir est de secourir. C’est le Bon Samaritain qui agit bien et non les autres qui négligent le mourant. B-A BA, n’est-ce pas ?
Ainsi donc, il est de notre devoir s’arrêter la machine infernale. Notre devoir est de secourir la société mourante, d’empêcher son meurtre.

La tyrannie contemporaine tue tout le monde, c’est un meurtre collectif, qui vise une majorité de la population mondiale ! Les politiques de dénatalité par l’avortement, l’homosexualisme, la manipulation génétique, l’eugénisme, la faim, la guerre, les épidémies (Ebola est un brevet déposé, pour rappel), la spéculation, le fisc, la culture de mort éducative, les médias morbides etc, tout cela, c’est la pire politique jamais réalisée. Nous ne sommes plus dans une tyrannie artisanale et localisée qui ne concerne que le chrétien consentant. Quand sa tête roulera au sol, toutes les autres rouleront.
La dévastation qui touche nos pays est universelle, c’est pis qu’après le passage d’une armée destructrice, puisque après la santé, l’éducation, la Justice, l’Histoire,  les armées, la famille, la Foi, le patrimoine historique, les arts, l’économie et tout ce qui fait la société, l’âme des peuples elle-même est détruite, le redressement rendu impossible, la dépravation complète, la subversion achevée. Et l’on tue, plus que jamais. Voyons, réveillez-vous ! Les Allemands ont tué 17.000 personnes en 40, les Alliés 70.000 en 44-45. Bagatelle ! 8 millions de petits Français ont été tués dans le ventre de leur mère depuis 1975. Des dizaines de millions de suicidés, de vieillards achevés, de malades, de cancéreux tués par une société morbide… Vous dites: « Ce n’est pas encore la guerre ». Aveugles insensés: c’est bien pis !

Que dirait Thomas alors, face à ce déchaînement apocalyptique, cette mythologie de la destruction ? « Malheureux, ne me fais pas dire que je te veux indolent, tu dois te lever et combattre par tous moyens probes à ta disposition de manière à ce que cesse cette engeance et qu’elle ne perdure pas ! » Voilà ce qu’il dirait, assurément.

Allons plus loin. Il y a un consentement qui équivaut à suicide, qui n’est pas autorisé. Voilà le péché ultime de l’Occident tout entier et spécialement des catholiques.

Qui a autorité à agir ?

Pour ce qui concerne qui a autorité à décider de renverser une tyrannie, dernier argument :
Thomas dit encore: « Ce serait dangereux en effet pour le peuple et ses chefs si des hommes de leur propre autorité, entreprenaient de tuer les gouvernants, fussent-ils des tyrans. Car, généralement, ce sont des méchants plus souvent que des bons qui se risquent à des entreprises de cette sorte. »
Porte largement ouverte car il ne s’agit pas pour nous de « tuer des tyrans » d’une part mais de les faire arrêter et isoler ; par ailleurs, Thomas dit lui-même que ce sont généralement des gens plus méchants et non toujours des gens plus méchants, qui tuent les tyrans. S’il advient que ce soit des gens vertueux qui abattent les tyrans, Thomas dira donc nécessairement que ceux-là font exception à sa mise en garde.

Thomas dit en outre: « Ce n’est donc pas, du moins semble-t-il préférable [de l’admettre], l’initiative privée de quelques particuliers, mais l’autorité publique qui doit s’attaquer à la cruauté des tyrans. Tout d’abord, puisque tout peuple a le droit de se pourvoir d’un roi, il peut sans injustice renverser ce roi [établi par lui], ou réduire ses pouvoirs, si celui-ci abuse en tyran de, la puissance royale. On ne doit pas penser qu’un tel peuple commet une infidélité en destituant son tyran, même si jusque-là il lui est toujours resté soumis, car ce tyran a bien mérité en ne se comportant pas fidèlement dans le gouvernement du peuple, comme l’exige le devoir royal, que ses sujets ne gardent pas leurs engagements envers lui. »
Il faudrait être d’une mauvaise foi extraordinaire ou d’une inculture remarquable pour ne pas comprendre que saint Thomas dénie à l’individu isolé ou au petit groupe de dire ce qu’est le régime juste dans la mesure où se groupe s’érige en autorité morale indépendante. Mais il est notoire que, par cent mille livres, écrits, jugements et plaintes parfaitement exprimées, il a été parfaitement établi en France que le régime n’était point juste et contraire au bien commun, et même à la loi naturelle. Ainsi, le petit groupe ou même l’individu que je suis ne fait que reprendre et manifester un sentiment quasi général et en tous cas unanime chez les gens de bien. Ce n’est pas un groupe qui dit la morale de l’affaire selon son propre point de vue, celui-ci entreprend de destituer un tyran dont l’ensemble national dit qu’il est néfaste. Ce qui est bien différent.

Thomas prévoit: « Ou bien on doit recourir au supérieur chargé de choisir un chef à la multitude. Mais si le droit de pourvoir le peuple d’un roi appartient à une autorité supérieure, c’est d’elle aussi qu’on doit attendre un remède contre la scélératesse du tyran. Ainsi en advint-il d’Archélaüs, qui, ayant commencé à régner sur la Judée à la place d’Hérode, son père, imitait sa cruauté. Les Juifs ayant porté plainte auprès de César-Auguste, il se vit tout d’abord diminuer son pouvoir, par la perte du titre royal et par le partage d’une moitié de son royaume entre ses deux frères ; puis comme ce châtiment ne l’avait pas corrigé de sa tyrannie, Tibère César le relégua en exil à Lyon en Gaule. »
Il est limpide grâce à cet exemple que Thomas parle d’une société dans laquelle il y a une autorité morale supérieure. Or, notre tyrannie est celle de l’échelon supérieure. Ce n’est pas Hollande qui est seulement le tyran mais toute la hiérarchie dont il dépend. Il n’y a donc pour nous aucun recours possible par en-haut. Cet argument est écarté d’office.

Pour finir, Thomas dit: « Sinon recourir a Dieu, tout puissant sur les rois. » « Mais, conclue-t-il , pour que le peuple mérite de Dieu ce bienfait, il doit s’affranchir du péché , car en punition de l’offense [qui Lui est faite] Dieu permet aux impies de s’emparer du pouvoir. »
Eh bien, je dis ici que Thomas ne prévoyait pas notre cas car il lui semblait possible que le peuple puisse s’affranchir du péché. Or, il est manifeste que le peuple ne dispose ni des clercs, de la Parole, ni des sacrements qui le lui permettraient.

Le peuple ne dispose donc plus des moyens de s’affranchir du péché, ignorant même que le péché existe, ou au moins que le Salut catholique existe.
En tel cas, Thomas ne pourrait proposer que deux choses que je vous propose: la prière associée aux sacrements et l’action décisive pour donner au peuple au moins la possibilité de se convertir,
non point en le lui imposant mais en supprimant ce qui lui interdit l’accès à cette conversion.
Que la foudre du Ciel me tombe dessus à l’instant si je trahis dans cette conclusion le vœu de saint Thomas.

Car comment pourrait-on obtenir le salut des nations sans qu’elles puissent accéder aux moyens que Dieu a mis à notre disposition ? Cela sous-entendrait que Dieu seul peut agir et que nous devons rester bras ballants, ce qui contredit notre nécessaire participation que saint Thomas, entre autres, exige et que Jeanne rappelle. Elle prononce une vérité théologique: Dieu donnera la victoire si les hommes bataillent.

Notre devoir est de donner à notre Prochain les moyens de son Salut, pour autant que nous le puissions. Cela est fermement établi. L’argument n°3 s’écroule donc de lui-même.

Il advient toujours ce qui est mérité

J’ajoute enfin cet argument: il adviendra à la fin ce que nous aurons mérité. Toute la dégradation de la situation est due à notre inactivité relative et au fait que nous ne brisons pas le régime qui est intrinsèquement pervers; et que, par les bonnes actions que nous menons au sein de ce mauvais régime, nous perpétuons l’agonie. Nous prolongeons la crucifixion.
Il est donc évident pour moi que notre devoir est d’agir et il est tout aussi évident pour moi que l’inaction aura pour punition le désastre final. La culpabilité sera là aussi.

Mais il est vrai aussi que si vous ne le souhaitez pas, alors vous ne méritez pas. Et alors, Dieu est entièrement en droit, vis-à-vis de vous, de ne pas vous offrir ce salut politique que vous attendez, puisque vous ne faites pas preuve que vous avez une velléité de le vouloir.

Il s’agit de ne pas donner à nation imméritante, car ce serait injustice. Aussi, toute attitude porte en elle-même le germe de son jugement final.

Que Dieu nous accorde sa Paix et que Sa Volonté soit faite.

Fait à Tours, le 29 juin 2015

Le Coup d’Etat, comment y arriver ?

Alors, comment prend-on le pouvoir dans un pays d’Europe occidental au XXIème siècle ?

D’abord, comprendre qu’une action peut amener le contraire de ce qu’on souhaite.

Comprendre que la réforme est inutile parce que le système est intrinsèquement pervers

Il s’agit de renverser le système, non de le réformer. C’est une machine à broyer l’individu. Cette civilisation révolutionnaire est intrinsèquement mauvaise.

Or, de ce fait, il est vital de ne pas prolonger l’agonie du système.

De quoi s’agit-il ?

Toute réforme, tout travail qui ne ferait que limiter le désastre, ralentir la malfaisance, est à proscrire : il prolonge l’agonie du système et entraîne donc davantage de dégâts. Diminuer, oui, ralentir, non.

Une action se doit d’être décisive et permettre de changer de système. On sait qu’il y a des attaques qui renforcent l’adversaire. Mais on n’imagine pas assez que la plupart des actions contre le système le prolonge.

J’écris quelque part que « le système est voué à l’échec, mais comme il pousse devant lui des hommes et des femmes, ils lui font un rempart de leur bonne volonté, et il n’en finit pas de survivre à leurs nécessités. Il est une longue suite de soubresauts spasmodiques, c’est un chat mal écrasé, qui fait encore quelques bonds mais finit par retomber inerte. C’est inéluctable (…) Que les âmes fortes renoncent à le défendre ou à le réformer, ce qui revient au même, et nous ne souffrirons qu’un temps, plutôt que d’agoniser sans fin. »

Boukovsky (qui s’est fait un métier de détruire le système soviétique et qui dit que l’Europe est la nouvelle URSS) me disait en être absolument d’accord, lors d’une conversation en tête-à-tête que je n’oublierai pas. Dans le discernement nécessaire, il y a un problème d’efficience.

Cependant, chaque jour qui passe augmente la puissance de la contrainte. Et mieux vaut tomber de vélo à 2 km/h qu’à 50. De même, il est plus facile d’empêcher un mariage que d’arracher un bébé aux bras de la future mère.

Cette double équation amène cette conclusion : l’opposition doit stopper net le système, et non vouloir le changer.

Deux paramètres indispensables

1/ Il faut que le peuple veuille ce changement, car on ne se bat pas pour un peuple malgré lui (ce qui était déjà vrai au temps de Garibaldi). Pour cette adhésion, nous disons qu’elle y est maintenant, grâce au travail prodigieux de ce gouvernement qu’aucun infiltré n’aurait jamais aussi bien réussi. Le peuple est demandeur. Il y a loin de la coupe aux lèvres et il n’est pas encore acteur, mais il ne faut plus qu’un déclencheur.

2/ Il faut les gens par lesquels cela arrive, des civils référents. Les militaires sont exclus, personne n’acceptera un putsch militaire. Un tel groupe est l’objet de cette phase du travail. On aura des militaires en back-office, naturellement, pour les quelques anicroches à régler.

Aussi, quand B. B., qui a dirigé un vaste mouvement de dissidence, me dit qu’elle ne s’imagine pas assumer la reprise du pouvoir, nous avons un problème: alors qu’il serait d’une déconcertante facilité de gouverner ce pays, après les imbéciles profonds ou les saboteurs qui s’y sont succédé (car enfin, ma boulangère ferait mieux que Dufflot), ce qu’il y a à faire ne demande que du courage, et pratiquement rien d’autre. On pourrait faire le contraire de ce que Bismarck dictait à la France, que ce serait déjà grand et salutaire.

Le fait est que nous avons en France des agitateurs d’idées qui, au moment fatal, oublient 3 décennies de décadence, de crimes, de spoliations de toutes sortes et se trouvent ne pas oser. Elle, et d’autres, me disent : « Nous n’avons pas l’équipe pour gouverner. » Funeste, tragique erreur. L’équipe, on l’a : il nous faut 9 ministres pour avoir un gvt à l’allemande. Je les trouve en 24 heures, et je n’aurai qu’une énarque. C’est donc que c’est possible.

Maintenant, par quelle action arrive-t-on au pouvoir ?

Nous voici à l’étape suivante : comment accéder au pouvoir, par quelle action ?

Il faut respecter une règle fondamentale de notre monde moderne, qui fonctionne par le signe et non par le sens (on peut avoir raison, et n’être encore rien).

La règle du jeu est : associer une image à une phrase. Une image, une phrase. C’est la règle médiatique de base. Une image et un pitch, si vous préférez.

Quelle image le monde entier véhiculerait au sujet de la France ? Quelle image la censure mondiale ne pourrait empêcher ?

J’en ai suggéré quelques-unes à tout ce qui dirige l’opposition, tout le monde adhère.

Mais celle qui ne manquerait pas d’être relayée par les CNN, NHK ou AlJezeera serait l’occupation de l’Elysée par le peuple français, c’est-à-dire un nombre suffisant de personnes, soit 500 au minimum.

Accéder à 500 dans l’Elysée est une chose relativement facile.

Je dis: l’Elysée, et non l’Assemblée. Attaquer l’Assemblée, c’est attaquer la représentation nationale. Attaquer l’Elysée, c’est attaquer un homme, en l’occurrence apparaissant brutalement comme despote. C’est un point de constitutionnalité, qui passionnera les universitaires, les journalistes, les constitutionnalistes. On a, de ce fait, déjà acquis l’intérêt de la quasi-totalité de ce qui pense dans le monde.

On n’attaque pas un parlement. C’est une règle simple. On attaque un homme, symbole d’un mauvais régime. Personne ne reproche à la foule d’en vouloir à un homme. Personne n’accepte en revanche qu’une foule s’attaque à une représentativité. C’est comme ça.

Que disent ces gens qui envahissent l’Elysée ? Ils meurent par l’impôt, par la corruption, par l’injustice (57 condamnés au gouvernement, quand même…), par l’insécurité… on trouvera sans difficulté les motifs à brandir (sur t-shirts par exemple). Tout cela est incontestable, la France étant par exemple le pays le plus imposé du monde, les médias US relaieront avec un plaisir non-dissimulé, avant même que la censure donne une quelconque interprétation des événements.

L’impossible réaction du régime

Le pouvoir se trouve alors dans la situation suivante: soit chasser les occupants à coups de matraque, et aussitôt il est considéré comme despotique officiellement (le palais suprême ne peut être évacué du peuple par la force, règle fondamentale): en ce cas, ses heures sont comptées, toutes les puissances au monde se chargent de le liquider; et il le sait (c’est d’ailleurs pourquoi Hollande a fait interdire le Fbg st-Honoré jusqu’en 17). Soit attendre, et c’est là, dans ce laps de temps, que les révoltés ont à communiquer, vite et très bien, ce dont il s’agit: supprimer de l’impôt d’abord, beaucoup d’impôts en fait, de manière à condenser une puissante volonté populaire, dessaisir les institutions, dissoudre les chambres… On retrouve ici les propositions pour un Coup d’Etat pacifique et légitime. C’est-à-dire manifester un changement véritable, autrement dit un autre régime.

Le Coup d’Etat en pratique

Reste à mettre au point l’aspect technique de la prise de pouvoir, mais c’est tout à fait anodin et aisé pour une équipe suffisamment aguerrie et au fait des techniques. Un minutage précis, une coordination impeccable, des gens sérieux, la neutralisation des quelques groupes de police et de gendarmerie sans casse (qui n’est qu’une affaire de listes à jour), la prise des médias essentiels, la mise au pas de quelques préfets, l’empêchement de quelques cars de CRS, tout cela n’est pas grand chose. On évitera assez facilement les erreurs « Stauffenberg ». Certes, tout sera parfaitement minuté. Mais la difficulté essentielle n’est pas là.

La difficulté essentielle, c’est de joindre la majorité des décideurs d’opposition, de les avertir et d’obtenir leur soutien passif.

Et pour tout cela, il faut quelques volontaires.

Pour un Coup d’Etat participatif et légitime

Pour un Coup d'Etat court

 

53 mesures à prendre

Pour un Coup d’Etat participatif, légitime et efficace

(un ou deux morts ne sont rien s’ils sauvent cent vivants, ils sont tout s’ils en sauvent dix millions )

suivies de la

Déclaration du Peuple de France

et des

Dispositions techniques pour un Coup d’Etat efficace et sans faille: minutage, rôles, action

_________________________

Françaises, Français,

Notre pays a connu l’équivalent d’une guerre. Tout a été saccagé. Etat, santé, justice, éducation, économie, autorité publique, armées, patrimoine, tout est à terre.

Tout est violé aussi, jusqu’aux textes fondateurs[1].

Nous devons donc agir.

Le gouvernement provisoire prendra les premières décisions suivantes, immédiatement applicables[2] :

  1. Annulation de la dette nationale pour les quatre cinquièmes, moratoire sur le solde[3]
  2. Rétablissement immédiat de la sécurité sur l’ensemble du territoire
  3. Abolition programmée de la dette des particuliers en situation d’endettement passif
  4. Suppression de 175 taxes, impôts ou redevances, avec effet immédiat et rétroactif sur l’exercice en cours (dont suppression immédiate de la CSG, de la Redevance audiovisuelle, de la Taxe d’habitation, Taxe Foncière, Droits de succession. Baisse de la TIPP[4] — prix à la pompe)
  5. Baisse immédiate de l’impôt sur le revenu des particuliers, baisse de l’impôt sur les sociétés [5]
  6. Contingentement de l’impôt territorial et national[6]
  7. Augmentation provisoire de toutes les retraites à un niveau minimal net de 875€, abaissement provisoire de toutes les retraites publiques ou assimilées à un niveau maximal net de 1800€[7]
  8. Exceptées les retraites des personnels politiques, qui sont abolies, sans exception[8]
  9. Désengagement des Traités de Lisbonne, Maastricht, Shengen et rétablissement provisoire des frontières
  10. Suppression de 30 ministères ou missions de l’Etat (voir liste)[9]
  11. Défiscalisation temporaire de la production de l’agriculture et de la pêche[10]
  12. Rétablissement des libertés publiques et privées. Suppression des lois sur l’opinion[11] et modification constitutionnelle en faveur de la liberté d’expression intangible
  13. Mise en panne de tous les radars routiers automatiques, démantèlement partiel du parc

Viennent ensuite les décisions suivantes :

  1. Rapatriement des nos troupes déployées en opération extérieures sans lien avec notre intérêt national immédiat
  2. Généralisation du système référendaire. Consultation nationale étendue et de droit
  3. Référendum sur l’euro
  4. Rétablissement des budgets régaliens de l’Etat
  5. Dissolution des deux Chambres parlementaires
  6. Démantèlement législatif et mise à terme de la surenchère parlementaire et législative[12]. Assainissement et simplification : accessibilité, égalité devant la loi. Réduction à un corpus législatif et légal accessible par le citoyen[13]
  7. Diminution du nombre d’élus[14], maintien du nombre à parité fixe avec le nombre d’habitants[15]
  8. Diminution du nombre de fonctionnaires administratifs d’Etat et territoriaux à parité fixe avec le nombre d’habitants[16], engagements déontologiques stricts
  9. Indexation des revenus du politique sur ses activités réelles et la croissance
  10. Limitation du cumul et des renouvellements des mandats
  11. Désfiscalisation des métiers à revenu précaire
  12. Augmentation des salaires de fonctionnaires des premiers échelons[17] (catégorie C) et des libéraux dépendants du domaine public (santé notamment)
  13. Etablissement de nouveaux modes de scrutin (sauf Europe)[18]
  14. Suppression du département
  15. Allègement draconien des documents administratifs, épuration des fiches salariales[19]
  16. Rétablissement d’un droit conforme à l’esprit des textes[20]. Rétablissement de la Justice selon l’esprit de la loi. Extinction du droit procédural : on en revient à l’intention première. Introduction de la responsabilisation des juges
  17. Sortie de l’Europe légale[21], réhabilitation de la Banque de France
  18. Recherche d’un accord mondial pour l’éviction de la spéculation pure et le jeu bancaire[22]. Abaissement des montants circulant à maximum 4 fois les actifs détenus. Désengagement des marchés de la part de l’Etat et collectivités. Prohibition de l’emprunt public sur les marchés : l’Etat seul prête à l’Etat.
  19. Dissolution d’officines, agences, bureaux, dont Pôle-Emploi, le RSI etc.[23]
  20. Nettoyage et contrôle strict des subventions publiques. Interdiction des subventions aux associations cultuelles[24]
  21. Arrêt des subventions aux associations non reconnues d’utilité publique[25] par consultation populaire
  22. Arrêt des subventions à la presse. Dissolution de l’Agence France Presse (AFP)[26]
  23. Législation sur les syndicats et les organisations : obligation de publier des comptes
  24. Politique immigratoire cohérente sur la base de compétences en fonction des besoins réels (contrats réels) et de l’asile politique exclusivement[27]
  25. Suppression des dépenses sociales en faveur des étrangers en situation irrégulière[28]
  26. Reconduite immédiate à la frontière des délinquants étrangers au premier délit sans possibilité de retour avant 5 ans[29]
  27. Réduction et lisibilité du Code pénal (déclaration solennelle : la loi est faite pour l’homme et non l’homme pour la loi)
  28. Raccourcissement des délais de justice et introduction de procédures datées[30]
  29. Facilitation du droit d’investigation et d’enquête de l’autorité publique[31]
  30. Prohibition sur les produits phytosanitaires et de consommation dangereux[32], interdiction de production, stockage et transit de ces produits
  31. Relance de la production d’énergies alternatives pertinentes (défiscalisation[33])
  32. Allégement du droit du travail, épuration du Code du Travail. Suppression de l’intervention du juge dans les procédures de licenciement[34], renouvellement de la liberté de création d’entreprise, suppression de déclarations, etc.[35]
  33. Défiscalisation des échanges locaux libres
  34. Retrait général de l’Etat dans ses fonctions régaliennes
  35. Désengagement des conflits non stratégiques pour l’intérêt national
  36. Libération de l’initiative entrepreneuriale par la suppression de tout impôt ou démarche avant d’atteindre un seuil de revenu absolu[36]
  37. Réforme totale de l’enseignement : liberté des universités, suppression de la carte scolaire, établissement de grilles de résultats, promotion au mérite, management, libéralisation
  38. Fin des « monopoles publics » (Fondation de France, attribution des droits d’émission audio-visuelle etc.)
  39. Suppression du droit d’auto-amnistie parlementaire, révisions des amnisties précédentes
  40. Interdiction de la discipline des partis, suppression des quorums pour la constitution des groupes.

Voir également:

Déclaration du Peuple de France

A l’origine, la démocratie devait assurer votre existence sous la protection des institutions. Vous en avez été chassés.

Les politiques ont détruit le pays, en transformant progressivement des principes démocratiques en un système inique et privé. Armés de principes inadaptés et pauvres, ils ne pouvaient assumer un devoir qui dépassait leurs capacités. Ils ont ainsi failli à leur tâche et à leurs obligations.

Vous restez devoir obéir aux lois, ils s’en sont dispensés.

La pauvreté ronge lentement vos revenus, la loi diminue inéluctablement vos droits, votre santé est sabotée, votre éducation dépouillée, la justice partisane, vos administrations laminées, votre sécurité n’est plus assurée et, pour finir, les subsides publiques ont acheté vos libertés.

Jamais nos ancêtres ne l’auraient accepté. Jamais nos enfants ne pourront vivre avec ce que nous leur laissons — si vivre est un mot qui a encore un sens demain.

Jusqu’ici, en votant pour les partis et en croyant dans d’éventuels changements perpétuellement retardés, vous y avez consenti.

Or, depuis le niveau de prospérité jusqu’à la place de la France dans le monde, l’essentiel n’a été que recul. La France, en trois décennies, a vieilli de cinq.

Et s’il fallait se contenter de peu, le Français avait les moyens matériels, privilégiés à la surface de la Terre, de vivre heureux. La logique de son système moderne, révolutionnaire, portait en germe sa mort lente. L’argent qui lui est volé par le fisc et les tribunaux, finance sa perte.

Voici l’odieuse réalité : vous payez pour mourir.

On prétend souvent que c’est le paysan « accablé sous le poids de l’impôt » qui a fait la Révolution. Or, il ne payait l’équivalent que de 18 jours de travail en impôts (gabelle, taille, vingtième, etc.) alors qu’aujourd’hui, vous n’êtes libéré qu’après 208 jours, soit onze fois plus. Libéré, le mot n’est pas trop fort : le peu qu’il vous reste de droit à vivre est prisonnier.

Il n’y a pas de salut dans le système, il est entre ces mains-là qui détiennent richesses et pouvoirs, et jamais ces mains n’ont été à la fois aussi peu nombreuses et aussi puissantes. La menace totalitaire est universelle.

Si bien que l’inconséquence des gouvernements n’a été que le relais de la spéculation mondialiste. Mais il y a eu aussi, ayons le courage de le reconnaître, à notre niveau quotidien, des relais locaux, presse, syndicats ou associations, qui se chargeaient de votre assentiment. Vous avez vécu une paresse et une léthargie qui n’ont abouti qu’à plus de dépendance, plus de droits coûteux et sans avantages, à plus de désespérance, de conservatisme. En prenant d’une main, et sans penser aux générations à venir, le confort, les avantages et la protection, nous rétrocédions de l’autre main la liberté, la prospérité et la solidarité.

Nous avons laissé tuer l’exception, l’originalité, la créativité qui étaient justement parmi nos plus précieux trésors, qui en réalité étaient le génie français.

On vous a servi du mensonge et vous avez voulu y croire.

Il est l’heure de renoncer à vos chaînes, et de reprendre le pouvoir qui vous a été enlevé.

Pendant que vous auriez besoin de quelques centaines d’euros par an pour mieux vivre, des milliards sont consacrés à des causes scandaleuses. On renfloue des banques qui spéculent sur le désastre et engrangent, en pleine crise, d’énormes dividendes.

Vous travaillez d’arrache-pied alors que l’oisiveté rapporte souvent davantage.

Les services publics, abandonnés, sont dépourvus de moyens.

Vous êtes submergés de paperasses, de normes, de directives, qui font qu’au lieu de vous consacrer à votre métier, vous donnez votre vie au néant.

Pendant que vous craignez pour votre emploi, on favorise les délocalisations.

Alors que tous les progrès sont possibles, on vous maintient dans la contrainte de systèmes caduques.

Vous ne trouvez pas à vous loger, pendant que les collectivités possèdent les plus monstrueux parcs immobiliers de l’Histoire et que les trusts engrangent les plus fabuleuses fortunes de tous les temps.

Votre bonne volonté et votre bénévolat suppléent aux carences de l’Etat, tandis qu’il ne craint pas de vous appliquer des sanctions et des amendes, de faire valoir des lois que vous seuls respectez.

On fait mine de consacrer quelques dépenses à une écologie purement de façade, et on maintient des structures polluantes depuis la production jusqu’à la consommation.

Vous risquez votre vie dans une société investie par la violence.

On a livré au marché vos terres, votre travail, votre maison et maintenant on vous livre, vous.

Mais il y a plus grave : une nouvelle guerre est déclarée, s’attaquant non plus seulement aux biens de l’homme ou à sa liberté, mais cette fois à sa nature même.

Tout cela, maintenant, vous le savez. Vous avez fait ces constats et un million d’autres.

Ce qui se passe n’est pas seulement vrai en France, c’est vrai dans bien d’autres pays.

Les fausses élites se connaissent toutes et s’arrangent entre elles, elles signent en votre nom, par-dessus vos têtes, des traités qui vous engagent sans que vous ayez été consultés, d’autres même que, parfois, vous avez rejetés.

Qui tient la dette tient les nations. Les politiques, qui ne sont rien sans l’argent de la finance, ont creusé les déficits et accru le chômage, pendant qu’ils se votaient des avantages et des amnisties. Mais voyez, ils ne sont rien : ni légitimes, ni compétents. Ils n’ont jamais recueilli de véritables majorités, ils ne comptent ni l’absentéisme électoral ni les votes blancs, qui sont majorité.

Ils n’aiment pas le territoire, d’un côté ils en abandonnent des parts entières à des mafias et des trafiquants, de l’autre ils cèdent tout à l’Europe, cette Europe dont les chefs exécutifs sont désignés et non élus. Ils n’ont pas spécialement besoin de votre santé. Ils n’aiment pas votre liberté, ils votent chaque semaine de nouveaux interdits et de nouvelles obligations. Ils n’aiment pas votre travail, ils bradent vos emplois.

Ils n’aiment rien en fait de ce qui constitue le corps et l’âme du pays.

En un mot : tout marche à l’envers. Nous sommes dans un système inversé. Ce qui était bon est rejeté, ce qui est mauvais est institutionnalisé. La politique ne sert plus l’homme, c’est l’homme qui sert la politique. L’homme a disparu de la politique, en réalité, et les discours mentent.

N’en parlons plus. Agissons.

Nous ferons notre devoir, parce que nous refusons que ne s’imposent, soit la guerre civile, soit des partis dangereux. Car tout n’est pas fini. La France peut renaître, parce qu’il y a encore les Français.

Nous n’attendrons pas le départ des politiques, nous prenons le pouvoir.

Nous sommes le peuple.

Nous n’allons pas réformer le système, nous allons en changer.

Nous allons refonder une légitimité. Nous développerons un pays de notre siècle et des siècles prochains, en lien avec le monde, pour une prospérité universelle.

Craignez-vous la loi ? Mais, Français, votre volonté prime sur la loi ou les institutions, car la seule légitimité réelle, celle dont parlent les textes fondateurs est, en fait, la vôtre ! Vous pouvez tout puisque le droit, c’est d’abord la nation. Qu’elle s’exprime enfin !

A présent, vous vous révoltez. Il était temps.

Alors, prenons le pouvoir, dans une démarche conforme à l’esprit de la vraie civilisation !

Voici donc notre appel solennel. En ce jour, nous délions les Français de leurs engagements vis-à-vis d’un système politique qui ne les représente plus, nous répudions les traités que nous n’avons pas signés, nous rejetons les contrats faits sans nous.

Nous choisirons ce qui doit être conservé, et ce qui doit être enlevé. Nous séparerons le bon grain de l’ivraie.

Il n’y a pas de problème que le génie humain ne puisse résoudre, si on lui en laisse la liberté. C’est cette liberté que nous reprenons.

La société française sera désormais consacrée à l’Homme et non plus aux institutions, aux groupes d’intérêts ou à la spéculation.

Le mouvement de civilisation qui partait de l’homme individualiste, sans lien à autrui, et qui le distrayait vers les ensembles continentaux et universels, anonymes et déracinés, reviendra puiser à un universel qui nourrit l’individu. Le sens de l’homme est dans sa proximité, dans son incarnation, l’homme se justifie par son prochain. L’homme n’est pas gouvernable à distance, il n’est pas fait pour les quêtes éthérées, sans lien, ni pour les spéculations sans fondements irréels. L’idée qui ne surgit pas du réel tue l’homme. En ce sens, nous tournons le dos aux deux derniers siècles qui ont été les siècles des idéologies.

Nous réconcilierons l’homme et le réel. Le vivant contient les réponses. Le réel est vie.

Nous voulons une civilisation de la vie. Nous la déclarons sacrée, alpha et oméga de la civilisation renouvelée.

Tous les Français de bonne volonté sont conviés à défendre le renouvellement national, puisqu’ils sont les seuls légitimes à gouverner, en tant que souverains de leur pays.

Les effectifs de police, de gendarmerie et les divers services de sécurité seront solennellement appelées à se mettre en situation de maintenir la paix et l’ordre en tous lieux du territoire, sans attendre ni accepter aucun ordre des responsables qui les ont trahis.

Nous assumerons l’entière responsabilité du destin national jusqu’à ce qu’un nouveau régime stable, garant des libertés, de la prospérité, de l’intégrité nationale, du respect dû aux personnes, soit offert à vos vœux. Nous mettrons en effet en place toutes les circonstances favorables à des élections, les premières véritables élections libres et universelles de France.

Les zones non contrôlées seront rendues à la nation. Nous libérerons les captifs, les endettés, les sans-abris, d’une situation qu’ils n’ont jamais méritée.

Rémy D. WIEDEMANN

[1] : On lit parmi les articles de la Déclaration des Droits de L’homme et du Citoyen, le premier : « Le but de la société est le bonheur commun. – Le gouvernement est institué pour garantir à l’homme la puissance de ses droits naturels et imprescriptibles. » Ceci est bafoué. On lit qu’en l’Article 2, « Ces droits sont l’égalité, la liberté, la sûreté, la propriété » et que ceci n’est plus. Qu’en l’Article 3, l’on affirme que « Tous les hommes sont égaux par la nature et devant la loi » et il est devenu évident que ce n’est pas le cas. Qu’en l’Article 4, on dit encore que « La loi est l’expression libre et solennelle de la volonté générale ; elle est la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse ; elle ne peut ordonner que ce qui est juste et utile à la société ; elle ne peut défendre que ce qui lui est nuisible » et que l’on voit, ô combien, que la loi est devenue pernicieuse, illisible et nuisible. Qu’en l’Article 5 enfin, pour ne pas aller plus loin, on affirme que « Tous les citoyens sont également admissibles aux emplois publics. Les peuples libres ne connaissent d’autres motifs de préférence, dans leurs élections, que les vertus et les talents » et que justement, les talents et les vertus sont ce qui manque absolument aux élus du peuple, et qu’ils y sont parvenus par les partis, l’argent et la puissance du secret, sans majorité électorale nette qui plus est.

[2] Les institutions faisant opposition par la nature même de leur fonction, à l’une quelconque des propositions du présent appel, seront mises en sommeil pour une durée indéterminée. On décrétera un CDD de l’institutionalité pour intérêt supérieur de la nation, juste retour des choses. Les mesures présentées ici ont un financement précis. Afin de parer à toute manœuvre délibérée de la part des tenants du système, le gouvernement provisoire publiera l’intégralité de son plan financier une fois seulement en fonction.

[3] Il n’y a malheureusement pas d’autre moyen que d’annuler la dette, le peuple français ne disposant aucunement des moyens de la rembourser et refusant de grever l’avenir. L’annulation de la dette fera l’objet d’un acte solennel faisant primer l’homme sur les biens. Les banques feront leur affaire de la partie de la dette à leur charge, puisqu’elles ont contribué à la créer. Nous sommes conscients que cet apurage fera tomber des avoirs fictifs. Mais le monde économique n’aura qu’à se féliciter d’une reprise de l’activité réelle

[4] TICPE : Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques. Les particuliers pourront ainsi renouer avec une capacité de déplacement favorisant le retour à l’emploi. Les entreprises pétrolières trouvant là un apport, elles seront engagées dans un plan de renouvellement du transport tel que décrit plus bas (voir article)

[5] : on ramènera ce taux à 17%, par paliers ou non. Ce qui signifie que l’Etat ne payera plus pour tout et partout. En outre, les collectivités verront leur capacité à lever l’impôt limitée à la proportion moyenne stricte des revenus de leurs administrés, et le nombre des personnels sera dûment proportionnel au nombre d’habitants dans la moyenne haute des 5 pays les plus développés du monde. Des sanctions pénales à l’encontre des politiques sont prévues pour les dépassements ainsi que des peines d’inéligibilité définitive. Aucune immunité ne pourra y être opposée

[6] empêchement constitutionnel de créer de l’impôt sans définition précise. Créer de l’impôt est un délit.

[7] Les retraites minimales seront indexées sur un taux lié au coût de la vie. Les retraites maximales seront à nouveau libérées dès que la situation le permettra. Afin que le particulier ne soit pas confronté à une situation de banqueroute personnelle, les retraites abaissées seront corollaires d’une révision des échéances des emprunts et crédits auprès des banques.

[8] Les anciens présidents de la république et ministres perdent tout droit de perception

[9] 1/ Solidarité, insertion et égalité des chances 2/ Immigration, asile et intégration 3/ Egalité des territoires, logement et ville 4/ Gestion des finances publiques et des ressources humaines 5/ Sports, Jeunesse, Education populaire et Vie associative 6/ Artisanat, Commerce et Tourisme 7/ Outre-Mer 8/ Réforme de l’Etat, de la Décentralisation et de la Fonction publique 9/ Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt 10/ Droits des femmes 11/ Enseignement supérieur et de la Recherche 12/ Culture et de la Communication 13/ Engagements financiers de l’État 14/ Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social 15/ Ecologie, du Développement durable et de l’Energie 16/ Politique des territoires 17/ Redressement productif 18/ Aide publique au développement 19/ Anciens combattants, mémoire et liens avec la nation 20/ Conseil et contrôle de l’État 21/ Culture 22/ Direction de l’action du Gouvernement 23/ Écologie, développement et aménagement durables 24/ Économie 25/ Egalité des territoires, logement et ville 26/ Engagements financiers de l’État 27/ Régimes sociaux et de retraite 28/ Commerce extérieur 29/ Egalité des territoires et du Logement 30/ Santé 31/ Relations avec les collectivités territoriales. Ces ministères ne constituent pas un apport positif aux domaines qu’ils sont censés soutenir, au contraire ils leur coûtent. Le poids de la chose publique est un frein au développement et à l’adaptabilité des métiers et des secteurs. Avec les années, on a créé des ministères aberrants et toutes sortes de missions qui sont essentiellement des retraites dorées pour politiques battus aux élections.

[10] considérée l’urgence de la situation, les paysans et pêcheurs sont totalement libérés de tout impôt, jusqu’à redressement de leur situation, qui passe naturellement par d’autres mesures, celle-ci ne suffisant pas.

[11] Pleven, Gayssot.

[12] les lois et décrets constituent un ensemble illisible pour les Français et d’ailleurs contradictoire. On reviendra à un socle législatif minimal, lisible, accessible.

[13] un plan de simplification et d’épuration législative s’impose. Il peut se faire sur 5 ans. Pour toute disposition hors texte, rétablissement de l’esprit des lois et de la justice s’imposera

[14] le nombre de députés par exemple peut être ramené de 577 à 25 sans dysfonctionnement, puisqu’il n’existe pas plus de 25 nuances politiques à l’Assemblée. Le Sénat sera utilement redéfini etc. Réductions similaires dans les Régions, les Communautés de commune etc.

[15] dans une proportion équivalent à la moyenne des 5 pays les plus développés.

[16] attention, la France ne déclare pas tous ses fonctionnaires comme tels, ce sera le cas. Dans certains départements, il y a plus de fonctionnaires du ministère de l’Agriculture que d’agriculteurs. Ce n’est qu’un exemple

[17] on supprimera avantageusement les systèmes complexes de grades, échelons, cadres, cadres d’emploi et autre catégories…

[18] pour une meilleure représentativité

[19] il y aura désormais, en tout et pour tout, 6 lignes sur un bulletin de salaire

[20] il est anormal que des criminels ou des trafiquants puissent échapper à la Justice pour des raisons de procédures

[21] cela entraîne la fin d’une partie des financements de l’Europe par la France. Les accords et traités seront considérés au cas par cas. La France reste un pays attaché à l’Europe et maintient tous les accords favorables à sa sécurité, son économie, sa santé etc. ainsi qu’à ceux de ses alliés

[22] On recherchera l’interdiction de créer de la monnaie au-delà de x fois la possession réelle

[23] on s’appuiera sur les rapports successifs de la Cour des Comptes et des expertises indépendantes. Il s’agira d’aller vers une diminution drastique du nombre d’institutions, agences, bureaux, secrétariats, instituts, pôles financés par l’Etat, qui se comptent par dizaines de milliers et d’arrêter toute participation à de telles officines lorsqu’elles sont privées. La réalité de ces officines étant inconnue à l’heure actuelle des services même de l’Etat, il est impossible d’établir une projection chiffrée. Cependant, les dépenses qui leur sont attachées sont d’une efficacité douteuse, comme la Cour l’a continuellement constaté, avec pourtant une retenue excessive. Ces officines sont surtout des retraites dorées pour politiques écartés par les électeurs

[24] on pense ici au financement public de création d’établissements religieux qui contrevient à la laïcité

[25] ces subventions sont éminemment politiques pour l’heure actuelle et favorisent le clientélisme au frais des Français. On a ainsi les associations pour les loisirs des administrations financières qui touchent plus de 34 millions d’euros (6 millions pour l’ATSCAF et 28 pour l’EPAF), autrement dit des fonctionnaires du budget se sont autovoté de beaux avantages. 10% des associations touchent 514.000€ en moyenne quand 90% touchent 8486€ : richesse va avec privilèges. Une question posée : pourquoi demande-t-on implicitement à tous les contribuables de participer de façon directe au financement de la Fédération Française de Ski (près de 4 millions d’euros) ? Au total de cet immense gaspillage électoraliste, le gouvernement affiche un chiffre de 1.229.000€ en 2011 et 1.855.000€ en 2012, soit une évolution de 50% en un an ! chiffres déjà importants, mais on peut douter qu’il s’agisse de si peu, tant la gestion de l’Etat français est opaque.

[26] l’AFP est en situation de monopole de fait, puisque l’essentiel de l’information des médias français en provient. Par ailleurs, elle est trop souvent impliquée dans de nombreuses distorsions de la vérité, de la censure systématisée en amont ainsi que de l’interprétation tout aussi systématique, ce qui contrevient gravement à la liberté. L’information doit être absolument libre et parfaitement encadrée par des dispositions légales qui la fassent sortir de cette situation où elle constitue un pouvoir limité par rien. Aucun pouvoir ne doit être sans limite

[27] stopper l’arrivée massive des populations qui décapitent leurs pays d’origine et refouler ceux qui ne sont pas dignes, par leurs activités mafieuses et délictuelles, de vivre en Europe

[28] les soins sont toujours prescrits, mais à la charge des patients étrangers ou, à défaut, de leur pays

[29] allègement de la charge sociale et du chômage, abaissement des charges de sécurité publique et de justice etc.

[30] une procédure ne pourra plus excéder certains délais sous peine de sanctions administratives

[31] les méthodes de police et de gendarmerie seront revisitées afin de facilité au maximum la prise en flagrant délit

[32] sont visés certains engrais ou produits de traitements agricoles (tels certains produits Monsanto, Bayer etc. qui ont défrayé la chronique et ont subi des tests référents au sein de l’OCDE)

[33] voir Suppression de 175 taxes en début de texte

[34] la France est le seul pays dans cette situation

[35] On retrouvera une situation légale ressemblant à celle des années 50

[36] à parité avec l’évolution du revenu moyen